N'aura qu'un aperçu du temps...
L'aiguille lente, qu'il neige ou vente...
L'omniprésente souligne ton absence
Partout...
Qui n'a connu l'instable règne ?...
Qui n'a perdu ne sait la peine...
Plus de réserve du tout...
Ni Dieu, ni haine, s'en fout...
Plus de superbe...
J'ai tout d'une peine...
Un enténèbrement...
Si j'avais au moins revu ton visage,
Entrevu au loin le moindre nuage !...
Mais c'est à ceux qui se lèvent
Qu'on somme d'espoir,
Dont on dit qu'ils saignent sans un au revoir de croire...
Et moi, pourquoi j'existe quand l'autre dit "Je meurs !" ?...
Pourquoi plus rien n'agite ton coeur ?...
Tous mes démons les plus hostiles
Brisent les voix les plus fragiles...
De tous mes anges, les plus déoués...
Et moi, l'étrange paumée, fiancé à l'enténèbrement...
Si j'avais au moins revu ton visage,
Entrevu au loin le moindre nuage !...
Mais c'est à ceux qui se lèvent
Qu'on somme d'espoir,
Dont on dit qu'ils saignent sans un au revoir de croire...
Et moi, pourquoi j'existe quand l'autre dit "Je meurs !" ?...
Pourquoi plus rien n'agite ton coeur ?...
Commentaire : cette magnifique ballade (initialement baptisée Si j'avais au moins revu ton visage), qui clôt l'album (ou presque...), est à la fois intimiste, acoustique et très élaborée, avec un magnifique pont musical et un final bouleversant. Sublime monologue intérieur qui évoque la disparition de l'autre, qu'il s'agisse d'un décès ou d'une rupture, elle s'achève à grands renforts de guitares électriques, de synthétiseurs et de batterie.




