Le grand jour est enfin arrivé et les différents supports physiques de l'album
Point de suture se sont littéralement arrachés dans les grandes surfaces et les magasins spécialisés, avec une véritable ruée sur le double vinyle de l'opus ainsi que son édition collector, dont il ne reste que très peu d'exemplaires à l'heure où nous écrivons. Evidemment, le succès a également été au rendez-vous sur les plate-formes de vente en ligne et de téléchargement légal, puisque ce septième chef-d'oeuvre de dame Farmer caracole en tête des ventes sur le site de la FNAC, celui de Fnac Music, VirginMega, Alapage, Amazon (où il se classe invariablement depuis la fin mai dans le tableau des dix meilleures ventes sous trois formes différentes), iTunes France et Belgique, Neuf Music,...
Quelques précisions concernant vos achats s'imposent en premier lieu, puisqu'il est à signaler que la boîte métallique contenant les deux instruments chirurgicaux, le digipack luxueux et l'édition promotionnelle de
Dégénération ne contient pas le making-of du vidéo-clip de Bruno Aveillan ni le "Comatik Club Remix" de Martin Solveig. Pour ce qui est de l'édition cartonnée limitée, qui se déplie en un magnifique triptyque, elle est dotée de la technologie Open Disc qui permet de visionner la réalisation vidéographique qui accompagne le premier single sur votre ordinateur.
Evidemment, avec la sortie de cet album, les critiques ont plu de toutes parts, dans la presse, sur la toile, à la télévision et à la radio et, comme d'habitude, l'ange roux suscite des réactions tranchées et ne laisse pas indifférent. Voici un petit tour d'horizon de ce qui s'est dit ces derniers jours à propos de
Point de suture...
==> Dans la presse et sur la toile
--> Si les fournisseurs d'accès tels que
AOL ou
Orange (qui devrait pourtant être mécontent du choix de son principal concurrent, l'opérateur SFR, par la rousse iconique) semblent enchantés par ce retour musical, que
le site officiel du magazine à sensation
Gala affirme que les inconditionnels et le grand public ne seront pas déçus par ce nouvel opus,
celui de l'hebdomadaire national L'Express estime que ce qui fait la force de l'interprète la plus talentueuse de sa génération est sa fidélité à son "prisme" et son évolution sans révolution destructrice.
--> C'est précisément cet aspect routinier que regrette
le site de la radio francophone internationale RFI, tout en conservant un oeil lucide sur un album qu'il estime plutôt bon et qui devrait donner selon lui une excellente tournée audacieuse. C'est également la tonalité générale de la critique réalisée par
le site officiel du quotidien belge La Dernière Heure, qui semble surtout déçu par le titre
C'est dans l'air, morceau qu'il n'a sûrement pas écouté en entier, comme beaucoup de rédacteurs ces derniers temps, mais qui juge éclectique cette nouvelle production de Farmer et Boutonnat.
-->
Le quotidien gratuit Vingt Minutes avoue ne pas comprendre grand'chose au lyrisme et à la musique de la chanteuse, même s'il estime en toute bonne raison que cet album devrait séduire un large public, qu'il rappelle les récents records de ventes de billets de l'idole et la qualité de ses concerts. Si
le site officiel du quotidien régional à la plus forte diffusion en France,
Ouest France, semble plutôt emballé,
celui du Journal du dimanche (qui n'a jamais aussi bien porté son nom) n'y va pas de main morte et enfile les clichés sans vergogne, le qualifiant même de "pompier" (son auteur, un intellectuel probablement frustré, oublie que cet adjectif désignait dans la bouche des peintres impressionnistes, puis des artistes cubistes, l'art académique soigné, parfait et élaboré).
--> Le quotidien national
Libération, systématiquement opposé à l'art de l'ange roux, n'aura pas manqué son piteux jeu de mots en titrant sa critique "Sans (contre)façon", tandis que
Le Monde, plutôt mitigé, estime que si
Point de suture est une déception, elle ne sera que très légère.
Le nouveau numéro du journal à sensation Paris Match place
Point de suture-->Enfin,
le site officiel du quotidien wallon La Libre Belgique semble très enthousiaste et le désormais célèbre Arno Mothra,
sur le site du journal Discordance, auteur pourtant peu enclin à louer les grosses productions, qualifie simplement Mylène de génie de la musique. A son sens, le morceau
Point de suture est le plus beau titre jamais écrit et composé par le tandem que nous adorons tous...
==> A la radio et à la télévision
--> NRJ, partenaire officiel de l'album et de la tournée de Dame Farmer, semble ravi par
Point de suture, tandis que
la radio nationale RTL et son chroniqueur musical estiment que cet opus semble bien plus abouti que le précédent,
Avant que l'ombre..., plus dynamique et osé. L'émission "Laissez-vous tenter" a d'ailleurs diffusé de longs extraits de
Point de suture,
Dégénération,
Sextonik et
Appelle mon numéro et a même proposé d'offrir dix exemplaires de l'opus à ses auditeurs dans le cadre d'un grand concours.
--> Dans son émission baptisée "Le 7-10", la journaliste de France Inter Aurélie Bambuck a laissé la parole à un fan séduit par le septième chef-d'oeuvre de Mylène, tandis que sur Europe 1, le présentateur Marc-Olivier Fogiel, pourtant célèbre pour ses mots d'esprit pour le moins acerbes, a défendu la dernière production de la rousse iconique aux côtés d'un Alain Delon lui aussi séduit. Sur la même fréquence, l'animateur Laurent Ruquier s'est d'abord demandé, avec l'humour savoureux qui le caractérise, s'il devait diffuser le titre
Maladie nosocomiale ou
Suicide au gaz, puis a encensé le titre caché de
Point de suture,
Ave Maria, dont nous vous parleront plus tard.
--> Côté télévision, outre un communiqué laconique de la chaîne d'information I-Télé, le canal national BFM TV a fait montre de toute son ignorance lorsque les deux présentatrices du matin ont déclaré que dame Farmer était une habituée de la couverture du magazine
Têtu et que le clip de
Dégénération était une nouvelle réalisation de Laurent Boutonnat.
En un mot, les critiques ont été plutôt satisfaites du septième album de Mylène, tout comme les admirateurs de l'ange roux et le grand public (cf. infra), mais après tout, nous savons tous ce que l'ange roux vaut réellement...